Bilan médical, arrêt du tabac, protocole homéopathique... permettent d'aborder son anesthésie plus sereinement et dans les meilleures conditions possibles.

Destinée insensibiliser et à endormir, l'anesthésie est incontournable avant toute intervention chirurgicale. Les techniques et les dosages sont évidemment extrêmement fiables. Il n'en demeure pas moins que les produits (hypnotique, morphine, curare) injectés ne sont pas anodins. Aussi, il est nécessaire de préparer son corps à mieux les recevoir (et à les éliminer).
Sommaire
Consultation pré-anesthésique : une obligation légale
Elle a lieu idéalement une semaine avant l'intervention, au plus tard 48 heures avant, sauf cas d'urgence entretien est essentiel pour établir le meilleur protocole en fonction de l'Opération envisagée et pour prévenir tout risque de complication, le mieux, c'est d'apporter son dossier médical complet avec les examens (prise de sang, radiographie, scanner...) ainsi que toutes ses ordonnances récentes. Il est important d'évoquer ses antécédents médicaux, ses problèmes d'allergies et tous les médicaments que l'on prend, prescrits par le généraliste ou le spécialiste. Mais aussi ceux qui relèvent de l'automédication (aspirine, gélules de plante, vitamines…)
En effet, de nombreuses spécialités sont susceptibles d'interférer avec les produits de l'anesthésie Seul l'anesthésiste peut déterminer ceux qu'il convient d'arrêter et dans quels délais Il peut aussi prescrire des examens complémentaires et va également vous fournir des explications et des conseils.

L'estomac doit être vide avant l’anesthésie
Ne pas manger, boire ou fumer avant l'opération est indispensable : l’anesthésie inhibe en effet le réflexe de déglutition, le contenu de l'estomac risque alors de passer dans les poumons et de produire une asphyxie Il ne faut donc rien manger ni boire les six heures précédant l'opération,
Pour les mêmes raisons, il est vivement déconseillé de fumer - car le tabac provoque une hypersécrétion de sucs gastrique — et même de mâcher un chewing-gum.
Les contraceptifs oraux doivent-ils être arrêtés ?
Tous les traitements hormonaux œstroprogestatifs augmentent le risque de formation de caillot dans une veine. L’arrêt de la pilule, du THS, mais aussi du patch transdermique au de l'anneau peut être recommandé un mois avant toute intervention à fort risque thromboembolique comme les opérations orthopédiques entrainant une longue période d’immobilisation.
L'homéo : une aide précieuse avant l’anesthésie
De nombreux patients trouvent que l'homéopathie les aide à surmonter le stress d'une opération. Sans substance active au sens allopathique du terme, les dilutions infinitésimales n'interagissent pas avec l'anesthésie. Mais elles permettraient de faire réagir le corps pour qu'il mobilise les ressources nécessaires à encaisser l'intervention.
- Faire préparer 3 doses de l'antistress suivant : Aconitum napellus 7 CH, Ignatia amara 15 CH, Gelsemium 15 CH, Cortex Cérébral 4 CH, ADN 4 CH, ARN 30 CH. Prendre une dose l'avant-veille, la veille au soir et le matin avant l'opération2.
- Pour réduire les hématomes : Arnica Montana 9 CH. Prendre 3 granules sous la langue, la veille au soir et le matin avant l'opération. Puis au réveil : une dose sous la langue dès que possible, et ensuite 3 granules le matin sous la langue pendant 15 jours.
- Réduire le risque d'hémorragie : China 9 CH, Phosphorus triiodatus 9 CH. 3 granules de chaque, sous la langue la veille au soir, et le matin avant l'intervention uniquement.
- Pour aider à l'élimination des produits de l'anesthésie : Nux vomica 5 CH. 1 dose sous la langue la veille de l'intervention, 1 dose après. Et Opium 5 CH.
- En prévention des infections : Pyrogenium 5 CH. 1 dose sous la langue après l'opération.
- Pour favoriser la cicatrisation : Graphites 9 CH. 1 dose sous la langue après l'intervention et ensuite 3 granules le matin sous la langue pendant 15 jours.
Attention à la phytothérapie
De nombreux utilisateurs de phytothérapie ne parlent pas de ce traitement en consultation. Or, une étude menée par le Pr Christophe Baillard a montré que 20 % des futurs opérés se traitent avec la phyto.
Et 9 % d'entre eux prennent des plantes pouvant interférer sur la période péri- opératoire. « Nous manquons de données sur la question, mais certains principes actifs de la valériane, du ginseng, du ginkgo, du millepertuis, de l'éphédra (qui contient de l'éphédrine), de l'échinacée, de l'ail, pourraient poser problème, dit-il. Notamment en potentialisant l'effet des barbituriques ou en perturbant l'agrégation plaquettaire (NDLR : processus de coagulation). »
Le Dr Paul Goetzl, rédacteur en chef de la revue Phytothérapie (destinée aux médecins et chercheurs), attire l'attention sur le ginkgo, le millepertuis, la valériane, le citron et tous les agrumes. Conclusion : en attendant qu'un questionnaire systématique fasse pallie de la consultation pré-anesthésique, il vaut mieux signaler les plantes qu'on a l'habitude de prendre, quelle qu'en soit la forme.
Arrêter le tabac diminue les risques de complications
Un fumeur a deux à trois fois plus de risques postopératoires de complications infectieuses et coronariennes qu'un non-fumeur. L'arrêt du tabac six à huit semaines avant l'opération ramène ce risque celui d'un non-fumeur. De plus, cela favorise la cicatrisation.
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