Troubles érectiles : est-ce une fatalité après 50 ans ?

Avec l'âge, les troubles érectiles deviennent plus fréquents. Ce risque serait multiplié par 2 à 4 entre 40 et 70 ans, avec une survenue plus fréquente après 50 ans. Ces problèmes peuvent compromettre la sexualité de ceux qui les subissent et perturber l'image qu'ils ont d'eux-mêmes. Mais ces troubles érectiles ne sont pas une fatalité. Il existe en effet des solutions pour y faire face et retrouver une sexualité épanouie.

Personnage masculin souffrant de dysfonction érectile - Illustration
© istock

De quoi parle-t-on ?

Comme le rappelle le site Doctissimo, consacré à la santé et au bien-être, on ne peut parler de troubles érectiles que si la personne concernée ne parvient pas à maintenir une érection. Ce qui l'empêche d'avoir des relations sexuelles satisfaisantes.

Mais les troubles érectiles ne doivent inciter à consulter un médecin que s'ils sont durables. En effet, des troubles passagers sont courants et ne doivent pas inquiéter le senior qui les constate.

Des causes diverses

De nombreux facteurs peuvent provoquer ces troubles érectiles, plus fréquents après 50 ans. Des facteurs psychologiques en sont parfois responsables. En effet, certains hommes, la cinquantaine venue, peuvent appréhender les effets de l'âge sur leur sexualité.

Cette crainte peut provoquer des inhibitions et entraîner une panne sexuelle. Par ailleurs, les causes physiologiques jouent davantage chez des hommes plus âgés. De fait, un homme sur trois souffre de ces troubles érectiles après 40 ans.

L'âge est donc un facteur de risque en soi. Mais il en existe d'autres, comme la consommation d'alcool ou le tabac. De même, les hommes sédentaires ou en surpoids s'exposent aussi à ce dysfonctionnement érectile. Comme aussi les personnes atteintes de diabète et de maladies cardiovasculaires.

Enfin, à la cinquantaine, on constate i=un changement hormonal, qui n'est pas sans influence sur la fonction érectile. En effet, à cet âge, la production de testostérone commence à diminuer.

Or cette hormone sexuelle joue un rôle essentiel dans la sexualité masculine. Elle assure notamment la qualité de l'érection.

Les traitements disponibles

Même si de nombreux facteurs prédisposent les hommes, à partir d'un certain âge, à la survenue de ces troubles érectiles, ces derniers ne sont pas une fatalité. En effet, ils peuvent être combattus au moyen de traitements efficaces. Pour les connaître, il faut consulter votre médecin ou vous rendre sur le site DoktorABC, où vous profiterez d'une téléconsultation.

Il existe d'abord des médicaments qui augmentent l'afflux sanguin dans la verge, mécanisme responsable de l'érection. Ces médicaments peuvent être pris un certain temps avant un rapport sexuel. Mais certains se prennent tous les jours si besoin est.

Comme il existe certaines contre-indications, ces traitements ne conviennent pas à tous les patients. Un traitement hormonal peut être également prescrit. Il le sera si le médecin constate, après examen des analyses de son patient, une baisse de la testostérone.

Les dosages de testostérone dans le sang doivent être surveillés de manière régulière. Un tel traitement hormonal n'est que temporaire. Il existe également un traitement local. Il se présente sous la forme d'injections dans les corps caverneux du pénis. Quant à la pose d'une prothèse pénienne, elle ne peut être envisagée, en dernier recours, que quand tous les autres traitements ont échoué.

Enfin, si ce dysfonctionnement érectile a plutôt des causes psychologiques, un psychologue ou un psychiatre pourront vous aider à prendre conscience des raisons profondes qui déclenchent ces troubles.

Une sexualité épanouie

Si ces troubles érectiles, survenus à la cinquantaine, ne sont pas une fatalité, c'est, on vient de le voir, parce que des traitements efficaces en atténuent les effets. Mais c'est aussi parce que ces troubles n'empêchent pas les hommes de 50 et plus d'avoir, dans leur ensemble, une sexualité épanouie.

En effet, d'après l'Association française d'urologie, 70 % des couples continueraient à avoir une vie sexuelle active à 70 ans. C'est que cette période de la vie s'y prête.

En effet, à partir de 50-60 ans, les seniors ont un emploi du temps moins chargé et disposent de plus de temps libre. De fait, les enfants sont partis et le temps de la retraite est venu.

Autant de facteurs créant un environnement propice au maintien d'une sexualité épanouie. Sans oublier la fin des stéréotypes à propos d'une vieillesse condamnée à la continence.

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